12 février 2009

L’enseignement en ligne – “A l’université et dans les formations professionnelles”- JC Manderscheid, Christophe Jeunesse (perspectives en éducation & formation) – bibliothèque de l’université de Lambesc.

Je recommande à tous cet ouvrage qui base ses connaissances sur de véritables études de cas dont on nous narre précisément le déroulement des expériences (exemple : 4ème partie : La FOAD sur le terrain, analyses d’expériences d’enseignants et d’étudiants)

Publié dans:  on 12/02/2009 at 21:55 Laisser un commentaire
Tags: ,

12 février 2009

“Sociologie du Changement” Philippe Bernoux (bibliothèque de Marseille)

p255, “Tout changement nécessite, comme condition nécessaire, la prise en compte des rationalités des différents acteurs impliqués.”

p256  “L’apprentissage n’est pas seulement de type cognitif, il est aussi relationnel, interactif. Apprendre, c’est modifier ses représentations à travers la rencontre de celles des autres. Changer, c’est rendre possible le développement de nouveaux jeux de relations. Cet ajustement ne peut être que le fait des personnes en interrelations et des systèmes de relations qu’elles contribuent à créer. Le dirigeant ne sait pas à l’avance dans quel sens va se produire ce nouvel agencement. La rationalité crée les conditions d’une certaine égalité : les dirigeants n’ont pas le monopole d’une rationalité universelle, qui s’opposerait à celles des exécutants”.

Cette réflexion me replonge dans mes premières expériences au Greta d’Aix en Provence. En fait, deux personnes vont s’occuper de moi pendant ce stage. Une CFC stagiaire du Greta, et l’animateur CAFOC d’Aix en Provence. Il est très intéressant de voir à quel point leurs approches sont radicalement opposées et complémentaires en même temps.

Elle, la CFC, vient du privé, et n’a que très peu d’expérience au GRETA. Elle aborde toutes les facettes de ma mission en même temps, incluant joyeusement, de petites parenthèses et apartés qui la rendent infiniment plus humaine et facile d’accès. Elle veut aller très vite, il faut que cela bouge !

Lui travaille au CAFOC depuis très longtemps, son réseau de connaissances est inestimable. Il connait les rouages et le fonctionnement des Greta comme sa poche, et sa plus grande qualité à mes yeux de novice, c’est la méthode et la rigueur avec lesquelles il travaille. Foncer n’est pas du tout sa tasse de thé, prendre en compte tous les paramètres avant de commencer à réfléchir, voilà ce qu’il me propose d’emblée. Il m’écoute et rebondit en fonction de ce que je suis capable de comprendre et de proposer, sans avoir peur de me préciser quand ma proposition est mauvaise. Il me guide et, réfléchit avec moi.

Après mes premiers entretiens avec la CFC, je me suis sentie à la fois libre comme l’air et perdue. A la suite des entretiens que j’ai eus avec l’animateur CAFOC, j’ai senti, à contrario qu’il me faudrait rentrer dans un moule. D’une part, il y a déjà de l’existant, rien ne sert de repartir de zéro, autant réutiliser. D’autre part, l’existant a été mûrement réfléchi, il est solide et intelligent, comme un de ses concepteurs : l’animateur CAFOC. Alors une de mes premières taches consiste donc à m’adapter aux fonctionnements des uns et des autres, à leurs rationalités, pour pouvoir mieux apprendre et comprendre. C’est passionnant. Et si je devenais sociologue ?

Ce que je viens d’apprendre :

- La complexité (salut Momo !) exige que l’on passe beaucoup de temps à examiner tous les paramètres. On en oublie ou bâcle un et tout tombe à l’eau.

- Il faut énormément de méthodologie et d’organisation

- Je sais maintenant ce qu’est une architecture modulaire et son intérêt pour monter de la FOAD.

8 décembre 2008

Les Démons d’Edgar Morin

et mes Fantômes

L’hystérie p 102

Crise d’hystérie salvatrice qui exorcise le monstre que j’étais censée être, désignée ainsi par l’élaboration des rôles familiaux.

Les contradictions nécessaires et intrinsèques p58

Alors que Morin met en avant les contradictions de l’être humain en insistant sur l’idée que « la pensée rencontre des contradictions logiquement indépassables dès qu’elle arrive dans les régions profondes de la réalité », personnellement je me bats pour me débarrasser de rôles qui m’ont été assignés de force par « l’équilibre » familial, notamment celui de monstre. Mes contradictions n’étaient finalement pas miennes et c’est la recherche de ce que je suis, de mes vraies contradictions qui, grâce à cette prise de conscience en action depuis quelques mois, commence désormais. Cette illusion de réalité que je croyais mienne peut enfin faire place à autre chose, davantage en accord avec ce que je suis, alors que Morin, pour sa part, dit que « tout n’est qu’illusion, et que pourtant cette illusion est notre propre réalité […] je vis tantôt dans le sentiment d’être comme un fantôme dans le monde des apparences et tantôt celui de jouir du miracle inouï de la vie. » p83

Mes rôles :

  1. monstre. Ce qui m’a rapidement conduite à réaliser, comme Edgar Morin, que « la dictature totalitaire a transformé des êtres falots en monstres » p106
  2. bouc émissaire. « Sans doute le complexe de l’exclu me donne-t-il spontanément l’horreur de toute exclusion »

« L’idée magique de dépassement m’exaltait » Morin p70

« La pensée qui vit est celle qui se maintient à la température de sa propre destruction » p83

« Je me sens végétarien dans un monde carnassier » p96

P99 Morin cite Lichtenberg « Ne pas juger les hommes sur leurs opinions mais sur ce que leurs opinions font d’eux. »

P100 : l’égocentrisme : ma grande frayeur du moment : lutter contre mon égoïsme exacerbé. Cependant « il est nécessaire d’être conscient de ses propres zones aveugles et de ses carences » (p100) et l’autocritique sert à s’inscrire dans cette démarche. Mieux encore, « l’autocritique est le meilleur auxiliaire contre l’illusion égocentrique et pour l’ouverture sur autrui ».p105. Pourvu que je ne me fourvoie pas et que je ne tombe pas dans l’égocentrisme, cette année. Il me faudra une grande vigilance que le portfolio m’aidera à maintenir.

« La vigilance n’est pas le soupçon permanent sur autrui mais l’état de veille en soi-même » p100

La démarche du portfolio p101 :

« L’intégration de l’observateur dans son observation, le retour sur soi pour s’objectiver, se comprendre et se corriger, constitue pour moi à la fois un principe de pensée et une nécessité éthique »

Publié dans:  on 26/01/2009 at 16:50 Laisser un commentaire
Tags: , , ,

Giordan, APPRENDRE (2), résumé

allostericIntroduction

1) Constats

Même les professionnels de l’enseignement et de la formation ne connaissent pas les mécanismes de « l’apprendre ». Personne ne sait vraiment les expliquer et cette ignorance a donné lieu à des idées préconçues et erronées véhiculées dans notre société. Depuis toujours il persiste un décalage entre programmes scolaires et résultats. Ceux-ci sont très médiocres, on n’apprend pas bien à l’école.

Les jeunes, en règle générale, associent l’apprentissage à une corvée.

Aucune recherche sérieuse n’étant réservée à l’apprendre, l’école reste campée sur la centration autour des savoirs et non pas de la façon de les acquérir.

2) Les intentions de Giordan

Remédier à cette carence.

Faire une recherche sérieuse sur ce qu’est véritablement l’apprendre et les conditions qui le facilitent.

Travailler sur les paradigmes souvent erronés de l’apprendre, en montrant la complexité du phénomène.

Fédérer les données disparates, aller au-delà des contradictions. Mettre en perspectives les recherches récentes par le biais du modèle allostérique*.

Montrer qu’apprendre est rarement le résultat d’une transmission.

Trouver des solutions pratiques mais non permanentes.

3) Apprendre : se métamorphoser

Aucune définition valable du mot « apprendre ».

Cette méconnaissance de l’apprendre nous empêche d’utiliser toutes nos potentialités.

Ce que propose Giordan :

D’acteur, l’apprenant devient auteur de son apprentissage, en interaction avec son environnement. L’enseignant devient le médiateur indispensable qui facilite la production de sens.

schema-giordan4

*allostérique :

Certaines protéines changent de forme et de propriétés en fonction de l’environnement. Par analogie, notre structure mentale fait de même.

Merci Giordan (Novembre 2008)

Cet ouvrage est une véritable bénédiction pour moi !

En effet, en tant que prof d’anglais, j’ai avancé à tâtons, j’ai suivi mon instinct, tenté de très nombreuses expériences en suivant mon imagination et mon flaire. Car tout ce qui était de l’ordre des lectures et publications suggérées ou envoyées en recommandé avec avis de réception par le gouvernement ou nos ministres successifs me laissait éminemment frustrée. Aucun de ces écrits n’abordait véritablement le fond des problèmes, ni leur complexité. Pourtant tous se permettaient de juger, de manière très subtile, voire culpabilisante ; de même, tous se permettaient d’aligner les « y faut » ou les « y a qu’à ».

Combien de fois ai-je entendu des parents d’élève tenir des discours émanant du ministère de l’Education Nationale et relayé par les média, que l’on aurait pu prendre pour des recettes miracles que ces c… de profs n’avaient, en tout état de cause, jamais essayé d’utiliser ?

« Ah, ça ! Tant que tu ne les motives pas, tu ne peux pas y arriver ! ». Pris au pied de la lettre, les sous-entendus nombreux de ce genre de remarques ne peuvent qu’abattre le moindre professeur impliqué et consciencieux. Parmi ceux-ci, nous pouvons recenser les suivants : la bêtise du professeur qui ne réfléchit pas à sa pédagogie et qui n’y comprend rien, l’absence totale et manifeste d’intérêt pour les élèves et leurs attentes, l’idée que seule la motivation fait apprendre, l’idée que s’ils n’apprennent pas, c’est que le professeur est mauvais, etc. Tous ces gens qui ne savent pas de quoi ils parlent mais qui se permettent de donner des leçons de pédagogie ! Ai-je jamais regardé mon boucher en lui disant « Monsieur, vous feriez mieux de tenir votre couteau comme ceci … » ? Un professionnel, on ne lui dit pas ce qu’il doit faire, un prof oui ! Impliquant par là même qu’il est trop stupide ou ignorant pour savoir le faire seul, d’une part, et aussi le laissant mariner seul dans sa frustration de ne pas réussir alors même qu’on lui a donné le remède miracle !

« Tu n’as qu’à faire des trucs ludiques ». Une fois de plus, le professeur d’anglais que j’étais ne comprenait pas ces remarques et, au lieu d’être suffisamment clairvoyante, d’avoir le recul nécessaire qui aurait du me mener vers l’idée que je n’avais pas attendu ces solutions avisées pour tester ces pédagogies, je passais beaucoup de temps à m’auto-flageller, grande masochiste devant l’éternel. Toute cette énergie dépensée à essayer de passer au travers d’un mur ! Tout le temps et toute l’énergie que j’ai passés ou dépensés à soulever le fouet du pénitent, j’aurais pu le consacrer à lire Giordan !

« Les professeurs sont très réticents à l’idée de faire travailler leurs élèves en groupe, chose aberrante quand on sait combien cette pédagogie est plus reposante et permet à l’enseignant de respirer un peu ! » Cette phrase a été prononcée devant moi par un professeur d’université, il y a 2 ans dans un cours de pédagogie, induisant l’idée que cette solution miracle de pédagogie “innovante” aurait du être davantage utilisée par ces c… de profs qui ne réfléchissent toujours pas et se contentent de se plaindre !!! Et je promets de ne pas déformer ses propos. J’ai bien cru, ce jour-là, que mes instincts les plus grégaires allaient me pousser à commettre un horrible meurtre ! Là, j’exagère. Cependant, les mots sont sortis tous seuls de ma bouche et, la colère n’aidant pas du tout, j’ai presque dénigré publiquement le travail de ce professeur pour pouvoir défendre le mien. Le drame !

Pendant toutes mes années d’enseignement, j’ai passé mon temps à bosser, à me tuer à la tâche dans le but même de faire des expériences nouvelles, de mettre en place des projets, des pédagogies innovantes, etc. Résultat : je suis fourbue et je n’ai pas trouvé LA solution miracle ! Tout au plus ai-je vu quelques paires d’yeux briller de plaisir parce qu’enfin elles prenaient conscience que leurs propriétaires n’étaient pas si mauvais qu’on le leur avait répété. Mes élèves étaient trop fâchés avec l’école, avec l’anglais, symbole de leur échec scolaire (ils avaient très souvent développé une telle haine envers cette matière qu’une de mes premières tâches consistaient à le leur faire verbaliser pour dédramatiser la situation en s’accordant ce droit-la, celui de ne pas aimer l’anglais !) pour arriver à faire des prouesses sans changer les choses en profondeur. Mais je n’en avais pas conscience. J’étais tout simplement, non pas mauvaise prof, n’exagérons rien, dans l’incapacité de mener à bien la tâche qui m’incombait. J’étais en trop grande partie responsable de l’échec scolaire de mes élèves. Le silence accablant de mes collègues l’attestait, puisqu’eux n’avaient pas de plainte à formuler, c’est que tout allait bien pour eux.

Mais alors, dans ce cas, pourquoi les notes du bac tournaient la plupart du temps entre 0 et 5 sur 20 ? Quelque chose d’autre n’allait pas. Et puis pourquoi le discours des enseignants dans la « salle des profs » était si négatif ? Pourquoi tant de profs disparaissaient momentanément de la circulation pour « dépression » ? Pourquoi les élèves de lycées professionnels ne savent pas parler anglais à la fin de leur cursus ?

La volonté gouvernementale de privatiser une grande partie de nos entreprises publiques et, à fortiori, notre école, ne nous a pas aidés du tout. Au lieu de rendre à l’anglais quelques lettres de noblesse, on le rend de plus en plus facultatif, comme les arts appliqués, par exemple. Et là, dans ces conditions, je défie quiconque de faire du bon boulot. Reprenons depuis le début : dans un système où seuls la note et l’examen comptent, on a des classes surchargées d’élèves « fâchés avec l’école » et « très fâchés avec l’anglais » qui n’ont même pas pour « carotte » l’examen final !! Et là ? Y-a-t-il quelqu’un pour me donner des recettes miracle ? Peut on encore se leurrer, leurrer les parents ou les professeurs en disant des choses comme « Tant que tu ne les motives pas, tu ne peux pas y arriver ! » ?

Si c’est le cas, et c’est le cas, je démissionne. Je fais un emprunt pour me payer la formation à laquelle je n’ai jamais eu droit, même au bout de 6 demandes, et je démissionne.

C’est sur ces entrefaites que Giordan (et la formation de Lambesc) intervient. Lui, contrairement à l’Education Nationale qui cherche à camoufler, « mettre le paquet » sur l’arbre qui cache la forêt, ne s’intéresse pas aux petits pansements qui tentent de cacher d’immenses plaies béantes, il s’attaque directement aux fondements mêmes des dysfonctionnements. Tout comme Edgar Morin dans les 7 savoirs nécessaires à l’Education, il remet en cause les idées préconçues sur lesquelles repose notre Education nationale avant de s’interroger sur ce qu’est apprendre.

Donnons un exemple. Les querelles de bas étage à propos de l’apprentissage par cœur. Quand j’ai commencé ma carrière, on dénigrait beaucoup cette méthode. Dans les salles des profs, il y avait les pour et les contre (au nombre desquels j’étais). « Apprendre par cœur ne sert à rien ! » disaient certains, « tu n’as rien compris, il n’y a que comme ça qu’on apprend ! » disaient d’autres. Giordan déplace ce problème en se posant la question essentielle de ce qu’est véritablement « apprendre ». Il explore les mécanismes physiologiques aussi bien que les situations éducatives et culturelles autours de l’apprenant, son parcours aussi bien que son système de pensée. Non seulement on ne peut pas expliquer le monde de façon simpliste et binaire mais il ne faut, en aucun cas, oublier l’un ou l’autre des paramètres d’une situation de recherche.

Merci Giordan de mettre des mots sur mes intuitions, de les théoriser et d’aller jusqu’au bout de la démonstration, chose que mes instincts ne me permettaient pas souvent d’appréhender.

Giordan : APPRENDRE ! (1)

Je pense que sa première démarche est de nous faire comprendre que PERSONNE ne s’est jamais véritablement posé la question de ce qu’est apprendre. Même les enseignants en ont une vague idée, souvent erronée. Giordan revient sur les idées reçues et nous montre à quel point nos conceptions (celles du clampin moyen, du chercheur ou du formateur) sont simplistes et éloignées de la réalité. C’est ce constat, complètement aberrant au vu du nombre de recherches effectuées sur la pédagogie, l’enseignement et l’apprenant qui pousse notre ami André à entreprendre une véritable recherche scientifique sur l’apprendre.

Philippe Bernoux – “Le Changement est positif”

Sociologie du changement, Seuil, 2004.

“Ce qui sera demain est meilleur que ce qui a été hier, tout changement ne peut qu’améliorer les choses. Certains milieux diffuseurs de nouvelles technologies comme celui des informaticiens, par exemple, sont aujourd’hui implicitement porteurs de cette idéologie, liés par leur praxéologie normative (pratique érigée en théorie) qui fait que tous les systèmes nouveaux leur paraissent potentiellement porteurs d’améliorations par rapport aux anciens”

Bachelard

Philippe Bernoux, Sociologie du Changement, dans les entreprises et les organisations, Ed. Seuil, 2004, p36, encadré citant Bachelard, 1970 :

“Face au réel, ce que l’on croit savoir clairement offusque ce qu’on devrait savoir. Quand il se présente à la culture scientifique, l’esprit n’est jamais jeune. Il est même très vieux car il a l’âge de ses préjugés. Accéder à la science, c’est spirituellement rajeunir, c’est accepter une mutation brusque qui doit contredire un passé”

Maïeutique / Psychanalyse

De la maïeutique à la psychanalyse
Roland Brunner

arianesud.com

“fil-ariane-special-coaching-dec-2007-brunner-2″

La Métamorphose – KAFKA -

La Métamorphose de Kafka
En se réveillant un matin après des rêves agités, Gregor Samsa se kafkametamorphose12
retrouva, dans son lit, métamorphosé en un monstrueux insecte. Il était
sur le dos, un dos aussi dur qu’une carapace, et, en relevant un peu la
tête, il vit, bombé, brun, cloisonné par des arceaux plus rigides, son
abdomen sur le haut duquel la couverture, prête à glisser tout à fait, ne tenait plus qu’à peine. Ses nombreuses pattes, lamentablement grêles par comparaison avec la corpulence qu’il avait par ailleurs, grouillaient désespérément sous ses yeux. « Qu’est-ce qui m’est arrivé ? » pensa-t-il