17 février 2009

Comparer des sites ou plateformes spécialisées dans l’enseignement de l’anglais, c’est s’attendre à trouver des pages de grammaire (démarche déductive en plus, évidemment, on ne doit pas faire réfléchir mais gaver !) + exercices d’application. Je le savais, mais j’avais occulté cette réalité.
Alors, énervée par la grammaire et persuadée qu’elle ne devrait pas être une priorité dans ce type d’apprentissage là, quand je suis arrivée sur le site américain de “l’anglais sans effort” qui bannit la grammaire sans rémission, je ne savais plus sur quel pied danser. En effet ce site n’avait rien d’extraordinaire, et, même, j’ai bien senti l’arnaque.
Plus tard, je commence à lire « Didactique des langues et TIC, vers une recherche-action responsable » de Jean Paul Narcy Combes, Orphys, 2005, p16 et 17 (bibli de Marseille). Et je lis quelque chose qui « sonne une cloche chez moi », comme disent les britanniques : […] (l’apprenant) rationalisera soit en refusant le perçu réel pour maintenir son perçu conditionné, soit en rejetant le perçu réel, soit en manifestant son incompréhension…[…] Pour qu’il y ait apprentissage, il semble qu’il soit nécessaire de  passer d’abord par une forme de désapprentissage. […] Mise en place d’un système méta-cognitif de contrôle […] La théorie (de Channouf) postule sur 2 positions fondamentales. La première consiste à poser que les individus en viennent à connaître leurs attitudes, émotions et autres états intérieurs partiellement en inférant des observations de leurs comportements ou des circonstances dans lesquelles le comportement a lieu. La seconde consiste à avancer que dans la mesure où des indices internes sont faibles, ambigus ou non interprétables, l’individu est fonctionnellement dans la même position qu’un observateur qui doit nécessairement se fier aux indices extérieurs afin d’inférer ses états intérieurs.

Alors grammaire ou pas grammaire ? Que dois-je désapprendre ici ? Dire qu’il faut un juste milieu entre trop de grammaire et pas du tout serait une évidence qui ne me sied guère. Il me faut trouver autre chose… Essayer de m’élever, de relever la tête du cambouis, de prendre de la distance, à la Morin ou la Giordan. Il va falloir lire des ouvrages sur ce problème de l’apprentissage de la linguistique (eh oui, pardon madâme, mais on ne dit p’us grammaire, on dit linguistique, c’est moins restrictif, ou du moins, ça devrait l’être !).

Publié dans:  on 17/02/2009 at 15:59 Laisser un commentaire

13 novembre 2008

Pourquoi les français seraient si mauvais en anglais ?

http://springclo.wordpress.com/where-is-brian2

http://pagesperso-orange.fr/enotero/langues.htm

1. Génétiquement parlant, sont-ils vraiment si différents de leurs voisins allemands ou belges ? Ou bien est-ce justement parce qu’ils sont plus méditerranéens que ces derniers ? Si je vous parlais du gène de l’apprentissage, vous vous gausseriez, non ? On sait bien, maintenant, et depuis longtemps que le problème ne vient pas de là…

Alors d’où vient-il ?

2. « Les français refusent de parler l’anglais, tout simplement », s’écrie un professeur de l’université de Provence à Lambesc alors que j’essaie d’aborder le sujet en cours. Cette phrase sonne comme le glas, le point final à toute discussion alors même qu’elle devrait la déclencher. Parce que ce n’était pas le propos ce jour-là. Mais aujourd’hui oui. Je veux, une fois de plus, prendre le temps d’y réfléchir. Ne suis-je pas formatrice, n’ai-je pas la volonté viscérale d’enseigner l’anglais ?

http://teiichi.free.fr/paris/anglais-f.htm

3. Puisque la biologie n’a rien à voir avec notre sujet, penchons nous sur la culture franco française qui nous paralyse.

- Une incapacité à s’adapter. 1994, La tribune de la Formation, Alain Touraine, les pays occidentaux prennent difficilement conscience du tournant historique qui est en train de se jouer avec l’émergence, en Asie, d’une production industrielle et de service extrêmement concurrentielle.

- Un repli sur soi. p35, l’entreprise apprenante, quand on parle de rapports nord/sud, nous [le France] sommes habitués à des postures de dame patronnesse gérant au mieux ses intérêts.

- Un chauvinisme exacerbé ? Un attachement à notre langue française ?

http://gonnot.over-blog.com/article-18920949-6.html

- Une incapacité à comprendre ce qu’est une langue qui, si elle n’évolue pas, est vouée à la disparition complète. Exemple du Québec (cf les emprunts à la langue française à la cour britannique)

- La suprématie des Etats-Unis, une fausse excuse ?

- La fainéantise ?

4. Pourquoi certains parents demandent à leurs enfants d’apprendre l’anglais parce qu’eux n’ont pas réussi à le faire. D’ailleurs c’est tellement dur !

Imaginez un parent qui veut donner le goût de la randonnée pédestre à son enfant et, pour ce faire, s’installe en bas de la montagne sur un transat, les orteils en éventail, en tenant à peu près ce langage : « Va, vis et deviens (1) , moi je suis trop fatigué, et puis j’ai commencé un bon bouquin, je voudrais le finir. D’ailleurs, c’est vraiment trop crevant, la montagne ! Mais toi, tu peux peut être y arriver. Tu vas en baver, c’est sûr, mais la vie, c’est dur, non ! En fait, je sais que c’est bon pour la santé la rando, mais moi (soupir)… bof…».

Imaginez cet autre parent, fumant cigarette sur cigare, empestant le tabac froid, sermonner son enfant qu’il a surpris en train de fumer sa première cigarette !

Fais ce que je dis, mais pas…

5. Alors, tant que vous ne serez pas convaincus, tant que, pour vous, l’effort est vain, tant que vous continuerez à regarder les films américains en VF, tant que l’apprentissage d’une langue sera assimilé à une galère monumentale, tant que vous n’éprouverez pas le besoin viscéral d’apprendre à communiquer avec vos voisins dans leurs propres langues, que pouvez-vous attendre de votre progéniture ?

6. Savez-vous que l’enseignement de la langue anglaise a évolué, et peut s’adapter à vous personnellement ?

7. Il faut d’abord redéfinir de nombreux paramètres.

- Amusez-vous seul, en famille, ou avec vos amis à mettre à plat toutes les idées reçues et autres stéréotypes sur les anglais (pensez à la pluie, à la nourriture, etc.). Essayez de prendre du recul. Peut-on vraiment englober TOUS les anglais dans cette même « pochette surprise » ?

- Faites la même chose au sujet des français, imaginez la façon dont ils sont perçus à l’étranger.

http://nadoz.over-blog.com/article-2094128.html

- Prenez aussi conscience de ce que vous êtes.

Qui êtes-vous ? D’où venez-vous ? Où allez-vous ? Pourquoi voulez-vous apprendre ? Etes-vous contraints ? Dans quelles conditions allez-vous apprendre ?

- Prenez conscience de votre vrai niveau.(généralement c’est l’oral qui bloque !)

Avez-vous des connaissances ? Savez-vous lire un petit article de journal ? Eprouvez-vous des difficultés à vous exprimer en langue étrangère, à comprendre un anglais ?

(1) “Va, vis et deviens” Film merveilleux, entre parenthèses